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La Justice face aux tueurs en série
Émission Café crimes 11/06/2010 – 15:04
Comment mieux appréhender les serial-killers ? Quelles techniques utiliser ?
Jacques Pradel revient sur le colloque qui s’est tenu à l’Assemblée Nationale à l’initiative de l‘association Victimes En Série, en compagnie de Stéphane Bourgoin, criminologue, et de l’avocat Gérard Chemla.
Film « Au-delà de la haine »
Date de sortie cinéma : 14 mars 2007
Date de reprise cinéma : 19 mars 2008
Réalisé par Olivier Meyrou
Long-métrage français . Genre : Documentaire
Durée : 01h25min Année de production : 2005
Avec : Jean-Paul Chenu, Marie-Cécile Chenu, Mourad Benkoussa
Teddy du meilleur film documentaire, Festival International du Film de Berlin 2006
Résumé : Le 13 septembre 2002, trois skinheads sortent dans les rues de Reims avec l’intention de « casser de l’arabe ». Au bout d’une heure ils s’en prendront à François Chenu, jeune homosexuel, qui y laissera sa vie. Jean-Paul et Marie-Cécile Chenu, parents de la victime, ont accepté de se livrer à la caméra. Avant, pendant et après le procès aux assises, le film montre le parcours d’une famille qui cherche à dépasser sa douleur, loin du désir de vengeance initial, pour s’engager dans un combat en faveur de la tolérance et du respect de l’autre, pour aller au-delà de la haine.
A propos du film :
AU-DELA DE LA HAINE explore la partie invisible du processus judiciaire : sa dimension humaine.
À partir d’un fait divers tragique, le film suit le parcours exemplaire d’une famille en deuil assommée par le meurtre gratuit du fils aîné. Il accompagne le cheminement des parents, frères et soeurs, de la haine initiale jusqu’à l’abandon du désir de vengeance dans le respect de la mémoire de leur fils.
Le film nous transporte dans l’espace où ces victimes essaient de se reconstruire: au-delà de la haine. Cet espace est fragile, inconfortable, incertain, mais c’est là que la famille de François choisit de s’investir, après avoir été violemment dépossédée d’un fils et de sa raison d’être.
J’ai voulu m’attarder sur le processus de reconstruction des victimes pour essayer de tirer un enseignement de la réponse de la famille Chenu. Le fait divers ne m’intéressait pas.
AU – DELA DE LA HAINE montre comment ce travail intime et familial a pris un sens collectif, allant à l’encontre des affaires judiciaires aux conséquences désastreuses évoquées ces derniers mois par la presse. Ici, à travers l’évolution de la famille de François, des accusés, des avocats et des journalistes, on perçoit comment l’intelligence collective peut être réparatrice.
J’ai voulu montrer la nécessaire quête de sens qui doit rester la nôtre malgré la douleur et l’incompréhension.
C’est cette expérience humaine et forte que nous espérons faire partager.
Olivier Meyrou
Voici ce qu’en a dit Robert Badinter : « Voici un film exceptionnel : il nous confronte avec la pire haine, celle qui s’acharne sur l’Autre dont elle ne sait rien, sauf qu’il est arabe, juif, homosexuel. […] Cette mort-là atteint au cœur les parents du jeune homme. Mais eux refusent la haine. […] Honorons ces parents admirables, et remercions le réalisateur pour cette leçon si précieuse d’humanité. »
Presse :
« Pas de sensationnalisme dans ce documentaire (…) La caméra d’Olivier Meyrou est pudique. Elle ne cherche pas à filmer la douleur (…) Dans une période où le proverbe » oeil pour oeil, dent pour dent » fait office de discours politique, il est un » oeil résistant « . Caroline Constant. »
L’HUMANITE
« On a rarement vu un film aussi humaniste sur un sujet aussi riche et complexe : La haine, la nécessité de justice et le pardon. »
FRANCE INTER
« Un film indispensable, militant pour éveiller, au-delà même de l’homophobie en soi, cette fragile fibre humaniste que l’on appelle tolérance. »
CINE LIVE
« Un récit poignant et bouleversant sur les mouvements de colère, d’indignation et de désespoir qui suivent un crime intolérable. Essentiel et magistral. »
SCORE
Vous pouvez vous procurer ce film à l’achat ou à la location sur le site : 
Bande annonce :
Du sursis pour le père qui avait organisé la fugue de ses filles
Créé le 10.05.10 à 18h52 — Mis à jour le 10.05.10 à 18h53
JUSTICE – Renaldo Gualtieri voulait les soustraire à une décision de justice qui les confiait à leur mère en Italie…
Le tribunal correctionnel de Reims a condamné ce lundi à quatre mois de prison avec sursis Renaldo Gualtieri. Ce père avait organisé en octobre 2008 la disparition de ses deux filles pour les soustraire à une décision de justice qui les confiait à leur mère vivant en Italie.
Les deux fillettes alors âgées de 11 et 13 ans avaient laissé une lettre en italien dans laquelle elles disaient «ne pas avoir confiance en la loi française» et affirmaient préférer «mourir que retourner en Italie», chez leur mère.
Peine similaire pour l’oncle
Leur oncle, qui avait aidé son frère à dissimuler Sophie et Valérie pendant près de dix jours, a été condamné à la même peine. Le tribunal a condamné deux de leurs amis complices à 600 euros d’amende.
«C’est une décision assez clémente de la part du tribunal qui a pris en compte le contexte familial particulièrement conflictuel», a réagi Mourad Benkoussa, un des avocats du père.
«Aucune nouvelle d’elles»
Le procureur avait réclamé lors de l’audience du 27 avril une peine d’un an de prison avec sursis et 1.000 euros d’amende à l’encontre de Renaldo Gualtieri et de son frère.
«Je ne regrette pas d’avoir aidé mes enfants, je regrette seulement d’avoir trompé la justice», a commenté Renaldo Gualtieri, 38 ans, à la sortie de l’audience. «Malheureusement mes enfants ne sont pas là aujourd’hui et je n’ai plus aucune nouvelle d’elles», a-t-il ajouté.
4 MOIS DE PRISON POUR AVOIR ORCHESTRÉ LA FUGUE DE SES FILLES
Il voulait les garder près de lui coûte que coûte… Renaldo Gualtieri a été condamné aujourd’hui à quatre mois de prison avec sursis pour avoir organisé la disparition de ses deux filles. Une décision jugée « assez clémente » par Me Mourad Benkoussa, l’un des avocats du père. Le procureur avait réclamé une peine d’un an de prison avec sursis et mille euros d’amende.
Rappel des faits
Les faits remontent à octobre 2008. Renaldo Gualtieri avait fait croire à la police et aux médias que ses deux filles, dont la garde avait été attribuée à sa femme en Italie, avaient fugué. Le père affirmait qu’elles étaient parties avec très peu d’argent et qu’elles avaient laissé une lettre dans laquelle elles affirmaient ne plus vouloir retourner vivre chez leur mère. En réalité, Renaldo Gualtieri avait planifié cette disparition. Avec l’un de ses frères, il a reconnu avoir organisé leur fuite et leur disparition. Deux de ses amis ont ensuite pris le relais pour les accueillir, apprendra-t-on plus tard. Les deux fillettes, âgées de 11 et 13 ans à l’époque, avaient ensuite miraculeusement réapparu onze jours plus tard. Elles étaient revenues « comme si de rien était » au collège…
Histoire familiale lourde
Après un divorce compliqué au cours duquel le père et la mère des deux fillettes –nées en Italie- s’accusaient mutuellement de maltraitances, la justice française a accordé à la mère le droit de garde des enfants, en Italie. Seulement, Renaldo Gualtieri ne l’a pas entendu de cette oreille et a préféré orchestrer une disparition, allant même jusqu’à jouer les pères éplorés devant les caméras et à faire croire à une grève de la faim pour interpeller l’opinion publique… K.M.
10/05/2010
Crash du Concorde : place au réquisitoire
TF1 NEWS : Par Alexandra Guillet , le 20 mai 2010 à 06h00, mis à jour le 19 mai 2010 à 18:04
Après trois mois et demi d’audiences, le procès du crash du concorde qui a fait 113 morts en 2000 à Gonesse, touche à sa fin.
Après les plaidoiries des parties civiles ces trois derniers jours, le réquisitoire du parquet va occuper le reste de la semaine, à compter de ce jeudi après-midi, dans l’affaire du crash du Concorde, qui a fait 113 morts le 25 juillet 2000 à Gonesse. Mercredi, les parties civiles ont achevé leurs plaidoiries en demandant au tribunal correctionnel de Pontoise de prononcer dans quelques mois un jugement « symbolique » de l’importance de la sécurité aérienne. « Je demande que votre juridiction prenne une décision importante, symbolique sur ce qui s’est passé », afin de « dire que la sécurité, c’est essentiel« , a conclu Me Christian Bousserez, l’un des avocats les plus assidus depuis le début du procès il y a trois mois et demi.
« Comment peut-on tourner la page quand on a assisté à un événement pareil? », a-t-il demandé au nom de sa cliente, Sabrina Manou, « traumatisée » depuis que le Concorde en feu avait frôlé, le 25 juillet 2000, la voiture dans laquelle elle circulait avec sa nièce de trois ans. Le supersonique s’était écrasé quelques mètres derrière elle, à Gonesse (Val d’Oise), faisant 113 morts dont quatre au sol.
Pour Air France, Continental Airlines est 100% responsable
Lundi, les avocats d’Air France avaient imputé à la compagnie américaine Continental Airlines l’entière responsabilité de l’accident. Pour les conseils de la compagnie française, c’est bien une lamelle de titane, perdue par un DC10 de Continental Airlines ayant décollé quelques minutes avant le Concorde, qui a provoqué l’accident. Il parait « au niveau statistique, pratiquement inconcevable« , qu’un pneu du supersonique ait précisément roulé sur cette lamelle, a reconnu Me Garnault, pour mieux balayer les objections que ne manqueront pas de soulever les avocats de la compagnie américaine. Mais « quelqu’un qui aurait fabriqué une bombe ayant explosé au moment où les victimes étaient là par le plus grand des hasards, ne va-t-on pas le condamner pour homicide involontaire ? », a-t-il argumenté.
En réparation des préjudices subis du fait de l’accident, Air France réclame 15 millions d’euros, ont détaillé ses avocats. Soit « trois fois cinq millions d’euros », au titre de l’atteinte à son image et à sa réputation, du traumatisme de son personnel dû à la perte de l’équipage et des passagers et du préjudice de « dénigrement ». Durant le procès, la défense de Continental Airlines a en effet mis en cause de façon répétée la maintenance des Concorde par Air France et la préparation du vol en question.
« Consanguinité » entre les acteurs de l’aviation en France
Mardi, les avocats de la Fédération nationale des victimes d’accidents collectifs (Fenvac) ont pour leur part dénoncé une »consanguinité » entre les principaux acteurs de l’aviation en France. L’un des avocats de la fédération, Me Sébastien Busy, a évoqué devant le tribunal correctionnel de Pontoise les liens étroits entre le Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA), la Direction générale de l’aviation civile (DGAC), le constructeur Aéropatiale (aujourd’hui fondu dans EADS) et la compagnie Air France. Etant donné cette « consanguinité », « comment s’étonner qu’Air France n’ait pris pour cible que Continental Airlines? », s’est insurgé Me Busy. La Fenvac demande pour sa part que tous les prévenus soient condamnés à lui verser solidairement 500.000 euros.
Le procès, entamé il y a trois mois et demi, s’achèvera le 28 mai prochain et le jugement devrait être mis en délibéré à la fin de l’année.
Le droit au silence en garde à vue
Article Publié par le journal l’Union le jeudi 06 mai 2010 à 10H47
Coup de théâtre au procès du Millesium
MARNE. Hier, après 4 heures d’audience, le tribunal correctionnel de Châlons-en-Champagne a décidé de surseoir à statuer dans « l’affaire » du Millesium. Les avocats des six prévenus ont soulevé une « question prioritaire de constitutionnalité » : le droit au silence en garde à vue.
CE n’est pas sur le fond, mais sur la forme que s’est ouvert hier le procès du Millesium.
Le droit au silence. L’article 63-1 du code de procédure pénale abroge cette disposition. C’est sur ce point de droit que les avocats de trois des six prévenus ont plaidé la cause de leurs clients.
Pendant près de deux heures, textes de loi et jurisprudences à l’appui, Me Carteret pour la défense de Michel Boulonnais, et Mes Chemla et Benkoussa, les avocats de Laurent Leemans et Dominique Gauthier, ont dénoncé ce qu’ils estiment être « une atteinte aux droits et aux libertés garantis par la Constitution » : le droit au silence lors de la garde à vue.
Le droit de se taire
Une « Question prioritaire de constitutionnalité » (QPC) qu’ils ont soulevée, dans le cadre de la loi de décembre 2009… entrée en vigueur le 1er mars dernier.
L’abrogation du « droit de se taire » ne serait pas conforme à la Constitution. Me Carteret a ainsi dénoncé « une procédure à charge » contre son client (Michel Boulonnais), « sans passage devant un juge d’instruction. Une enquête non contradictoire, sans avocat. Un traitement digne d’une comparution immédiate » et de remettre en cause « l’intégralité de l’enquête. Le travail de l’officier de police judiciaire n’est pas satisfaisant pour les droits de la défense. S’il n’y avait pas eu cette recherche de l’aveu à tout prix, on n’en serait pas là. Michel Boulonnais a été placé en garde à vue à 9 h 30. On lui a notifié sa prolongation… Il n’a rien mangé, n’a pas dormi. Le lendemain, c’était reparti pour 3 h 30 non-stop d’interrogatoire. C’est un homme cassé à qui l’officier n’a pas accordé le droit de se taire ».
Michel Boulonnais, ancien PDG de la Sem et président de la CCEPC, a fait valoir, par le biais de son avocat, le non-respect du « droit au silence » lors de la garde à vue. Hervé OUDIN
Jurisprudence
De leurs côtés, Mes Chemla et Benkoussa ont soulevé une autre QPC : le droit à un avocat tout au long de la procédure.
Des questions prioritaires de constitutionnalité que le tribunal a jugées « recevables sur la forme ». Hier, après plus de deux heures de délibéré, la présidente du tribunal, Annie Bart, a estimé que l’absence de notification du droit de se taire en garde à vue était une atteinte à un « droit fondamental corollaire de la présomption d’innocence ».
Le tribunal a ordonné la transmission de la question à la Cour de cassation afin que soient posées la conformité de l’article 63-1 et son éventuelle atteinte aux droits et libertés garantis par la Constitution. Ayant déjà été soulevée, la QPC sur le droit à la présence d’un avocat ne sera pas transmise.
Le tribunal a désormais 8 jours pour transmettre la QP à la Cour de Cassation, qui a trois mois pour décider, ou non, de saisir le Conseil constitutionnel.
Ce dernier devra statuer sur la conformité de l’article en question. S’il s’avérait que le Conseil constitutionnel donne raison aux avocats, la garde à vue des prévenus serait annulée. L’action publique (et les charges retenues) également. Une telle décision ferait jurisprudence. Dans l’attente, le tribunal a décidé de surseoir à statuer. Le procès a été renvoyé au mercredi 15 décembre 2010.
Caroline GARNIER
La présidente du tribunal, Annie Bart, a estimé que l’absence de notification du droit de se taire en garde à vue était une atteinte à un « droit fondamental corollaire de la présomption d’innocence ».
Les charges retenues annulées ?
Si l’action publique devait s’éteindre, toutes les charges retenues contre les six prévenus seraient… annulées.
Rappelons que Michel Boulonnais comparaissait en tant qu’administrateur et PDG de la Sem Millesium’Evenements, mais également en tant qu’ancien président de la communauté de communes Epernay-Pays de Champagne.
Il avait été mis en examen le 2 décembre 2009 pour « détournement de fonds publics » (à hauteur de 2,4 millions d’euros), « faux et usage de faux », « recel », « abus de bien sociaux », « atteinte à la liberté d’accès aux marchés publics » (voir nos précédentes éditions). Il devait notamment s’expliquer sur la façon dont la Sem Millesium’Evenements avait été attributaire de la gestion de l’équipement en 2005. Sur ce point, le tribunal lui reprochait un « délit de favoritisme ».
Laurent Leemans, actuel directeur général des services de la CCEPC, comparaissait pour « complicité de détournement de fonds ». Il devait expliquer son implication dans la Sem courant 2006, 2007 et 2008, alors qu’il n’en était pas salarié.
L’ancien vice-président de la CCEPC, Jean-Jacques Varnier, devait répondre d’un « détournement de fonds publics » à hauteur de 150 000 euros et « d’atteinte à la liberté des marchés publics ».
A Alain Belloni, comptable public, il était reproché d’avoir « permis un détournement de fonds publics ».
Patrick Zeimett, expert comptable, devait répondre de falsification de bilan financier. Bilan qu’il aurait altéré et présenté aux enquêteurs du SRPJ en mars 2009.
Enfin, Dominique Gauthier, commissaire aux comptes, comparaissait pour avoir « omis de révéler des faits délictueux au Procureur de la république » et « permis des détournements de fonds publics ».
C.G.
Le crash du Concorde en procès
France 24 – 2 février 2010 : REPORTAGE – Continental Airlines et les cinq autres prévenus sont poursuivis devant le tribunal correctionnel de Pontoise pour homicide involontaire. John Taylor, lun des employés de la compagnie, est accusé d’avoir mal fabriqué et fixé la lamelle. Selon son avocat, il ne sera pas présent au procès.
CONCORDE: De l’épopée au crash.
Daylymotion : Documentaire de 17 minutes consacré a l’histoire du concorde et au crash du vol 4590 à Gonesse le 25 juillet 2000.
CONCORDE: De l’épopée au crash
envoyé par cewhateva003.
LA VEUVE / Détournement de chèques
LA VEUVE / Détournement de chèques
Abus de confiance : il a escroqué son beau-frère de 20 000 €
« On peut penser que c’est seulement une histoire de famille », commençait Me Focachon, avocate de la partie civile dans une affaire d’abus de confiance que traitait le tribunal correctionnel de Châlons-en-Champagne, mercredi. Mais dans cette histoire de famille, un homme de soixante ans a escroqué son beau-frère, très âgé.
Ne détournant pas moins de 56 chèques, pour un montant total avoisinant les 20.000 euros. « Je lui faisais ses courses, je rendais service », se défendait le prévenu maladroitement à la barre. « Il mangeait chez moi, je lui demandais de me rembourser les frais. » Une pension alimentaire démesurée, des chèques pour payer des courses, des factures pour des livraisons de 3.000 litres de fuel, alors même que la cuve de la victime ne pouvait contenir que 700 litres. Et un chèque de 7.000 euros pour payer une voiture à la fille du « bon samaritain ».
Ce dernier signant allègrement des chèques au nom du frère de sa femme. « Je m’occupais de ses papiers, il ne voulait plus y toucher », tente de se justifier le prévenu. Mais devant les questions de la présidente sur une éventuelle procuration, l’homme répétait seulement : « Il ne voulait pas de paperasses », en haussant les épaules.
La victime décédée depuis les faits
« C’est tellement facile d’avancer des choses quand il n’y a plus de contradiction en face », rappelait l’avocate de la partie civile. Car depuis les faits, de janvier 2002 à décembre 2006, la victime est décédée. C’est son fils – le neveu du prévenu – qui a découvert le pot aux roses en mettant son nez dans les comptes de son père après la mort de celui-ci : des dépenses importantes pour « un homme qui vivait chichement ».
Lors de ses réquisitions, le procureur de la République rappela que même s’il était « difficile de démêler sur les factures des courses pour qui était la nourriture », l’enquête avait prouvé que le prévenu « vivait en partie sur les fonds de sa victime ». Finalement, le tribunal condamna le prévenu à quatre mois avec sursis et à dédommager le fils de la victime à hauteur de 17.381 euros.
Sophie CARIVEN
Emission « C Dans L’air »
Emission « C Dans L’air » de France 5 présentée par Yves Calvi : Retrouvez les émissions auxquelles a participé Me Chemla
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